Après plusieurs échanges de courriels avec Gislaine, nous avons parlé hier au téléphone et envisageons aussi une discussion en appel visio. Elle nous raconte son confinement entre activités citoyennes et sentiment de solitude.
Le confinement a été décidé entre deux cohabitations pour Gislaine : l’une des jeunes filles partait, l’autre arrivait pour s’installer et a décidé de rentrer se confiner avec ses proches à Toulouse.

Gislaine est une grand-mère très présente pour ses enfants et petits-enfants qui vivent à Paris, elle y passe chaque vacances scolaires pour profiter et s’occuper d’eux. Il a donc été très difficile pour elle de ne pas pouvoir effectuer son séjour aux vacances de Pâques ; le sentiment de solitude et d’isolement c’est alors accrut. Les appels visio via Skype ou WhatsApp sont devenus très importants pour Gislaine, qui a besoin et envie de voir sa famille et ses petits-enfants qu’elle qualifie de formidables et très bienveillants à son égard.
C’est une senior très dynamique et engagée dans la vie citoyenne et paroissiale de Cenon. Gislaine nous confie la poursuite de ses engagements : elle est bénévole dans une association qui s’occupe de malades psychiques, certains sont placés en institut, d’autres sont chez eux. Elle prend des nouvelles des uns et des autres. Les malades hospitalisés sont en grande souffrance puisque privés de visites, Gislaine soutient alors les familles comme elle le peut.
Puis, pour sa paroisse, elle a une mission de secrétariat où elle trie les mails et fait passer les informations, elle en profite pour prendre des nouvelles des personnes âgées et seules. Son sentiment de solitude est si grand, qu’elle n’aime pas l’idée que d’autres le ressente aussi !

Heureusement, Gislaine trouve de l’énergie et de la positivité dans son activité physique quotidienne. Un rituel précieux !
Elle aime jardiner sur sa terrasse et regarde ses fleurs pousser.
Elle se fait également plaisir en cuisinant des gourmandises : des crêpes maison par exemple !

Gislaine sort prudemment pour faire ses courses, elle est partagée entre le bien-être ressenti en marchant, en s’aérant, et l’ambiance de science fiction de voir les gens gantés et masqués, éloignés les uns des autres.
Gislaine aime les gens et il lui tarde vraiment de pouvoir embrasser et accoler ses proches et ses amis, retrouver le contact. En attendant, elle ne cesse de répéter qu’il faut appeler les personnes seules, qu’il faut être présent pour les autres car le sentiment de solitude n’a jamais été si grand et si difficile à supporter. La technologie nous permet d’y remédier si aisément, il faut en profiter et en user !